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Tarot des Rose-Croix

En 1810, un membre hébraïsant du Collegium Hermeticum Rosæ-Crucis, du nom de A. Bernardino, a fui les rébellions du Tyrol alors sous domination autrichienne, accompagné de sa famille et de deux autres membres de la Fraternité. Ils se réfugient d’abord en Italie, puis gagnent le sud de la France. Ils emportent avec eux une partie des archives de leur cercle, ainsi que des documents et des recherches personnelles autour de la Kabbale (ayant étudié avec des Rabbins d’Europe Centrale) et de ses rapports avec l’Hermétisme. Parmi ces papiers se trouvent des correspondances entre les 22 arcanes et les 22 lettres hébraïques. Ces documents circuleront uniquement sous forme d’instructions et de commentaires, dans de petits cercles rosicruciens, sans jamais être publiés, ni même dessinés. Néanmoins, ils suivent la logique symbolique des 22 lettres hébraïques, avec leurs attributions selon le Sefer Yetzirah ou Livre de la Formation, qui assigne les trois lettres mères aux trois éléments formateurs, puis les 7 lettres doubles aux 7 planètes, et enfin les 12 lettres simples aux 12 signes du zodiaque (voir les chapitres suivants).

Le frère Bernardino ne se contente pas de décliner la suite des 22 lettres sur les 22 arcanes dans l’ordre des arcanes et des lettres, mais réfléchit à l’attribution de chaque lettre selon les correspondances du Sefer Yetzirah et selon la symbolique propre à chaque arcane majeur. Il hésite souvent entre la signification de la lettre et son attribution selon les symboles des arcanes, puis propose finalement un système plus logique que ceux que nous avons l’habitude de voir. Emprunt de symboliques hermétiques, alchimiques et kabbalistiques, le frère Bernadino décrit non seulement ses réflexions intimes, mais aussi ses visions qui, selon ses dires, lui “sont envoyées par Elie Artiste et par les anges”.

Néanmoins, grâce au travail acharné de deux frères suisses de la fin du siècle dernier, ils ont réuni dans un volume les différents éléments disparates, provenant des journaux et des correspondances du frère Bernardino, ainsi que des documents de ses disciples. Puis un second volume prit forme avec tout ce qui avait trait au Tarot et aux enrichissements apportés par ses successeurs, sous forme de notes et d’apports ultérieurs. Le dernier Imperator en date, Frater H., décédé en 2016, a également contribué à enrichir la symbolique de ce Tarot, tout en respectant les instructions et les descriptions du frère Bernardino. Ce sont ces documents qui nous ont été transmis sous forme d’échanges épistolaires, et qui nous ont permis de réaliser ce Tarot.

Nous avons réalisé une synthèse de ses documents et description et nous avons pu reconstituer ce Tarot ainsi que l’enseignement qui y est lié.